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CHAPITRE IX L' ARDÉCHOISE ADIEU LOLA ! TARA PUTAIN DE PROGRÈS !.. ...et j'aime tant ces doux amis !
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L' ARDÉCHOISE Venue des contrées douces du sud de la France, Boule de poils blancs et yeux bleus étonnés, Tu nous as vite conquis, et d'une telle aisance, Petite chatte siamoise, Lola ainsi nommée. Tout juste à peine sortie de son petit panier, La voilà qui visite, sans manquer un recoin, La cuisine, les chambres, enfin tout le foyer, Puis s'enquiert de trouver enfin "le petit coin". Puis la jolie coquine, s'approche et à tâtons, Observe ces humains qu'elle ne connaît pas, Pour réclamer caresses, miaule et fait le chaton, Ou peut-être plutôt, pour mendier son repas. Quelques jours ont suffi, pour que le doux félin, Prenne ses habitudes, et retrouve ses jeux, Démarrages fougueux, grimpettes sur les coussins, Et puis sommeil enfin, et se ferment les yeux. Les mois passent très vite et Lola devient chatte, Dans le jardin déjà, elle cavale fièrement, Se hasarde parfois et forte de ses pattes, À grimper dans les arbres, et ce, très prudemment. Trois années ont passé et que de bons instants, Avec notre Lola, cette amie si fidèle, Si têtue mais si drôle et de tempérament, Intelligence fine, regard filou et belle. Lola est devenue membre de la famille, Une autre de nos filles, elle avant, ardéchoise, Qu'il nous faudra marier pour qu'elle est une fille, Une compagne de jeu, une petite ormoise. TARA
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ADIEU LOLA ! Ma douce amie Lola n'est plus depuis trois jours, Quelle misère accablante, une misère sans fin, Tant elle était présente, un véritable amour, Comment imaginer un aussi grand chagrin. Je repense à ces mots de ce grand écrivain, Rimbaud, considérant la vie parfois si triste, Qu'il faut se demander , comment rester serein, Qu'il faut se demander, pourquoi la vie existe. Je n'oublierai jamais cette petite chatte, Cette amie merveilleuse, coquine et si hardie, Une grosse pierre noire, marquera cette date, Jour de deuil maintenant, mémoire de cette vie. Je ne reverrai plus cette jolie frimousse, Ce regard malicieux, cette face marquée, D'une coquette touche, petite tache rousse, Et cette oreille noire de jaune tachetée. Je ne sentirai plus, venir sur mes genoux, Ce petit corps tout chaud, s'enrouler et dormir, Et ma main reposée, sur ce poil si doux, Avant de me détendre et puis de m'assoupir. Mais tel est le destin de chacun ici bas, Survivre en espérant que le bonheur existe, Vivre en feignant la peur , la crainte de l'au-delà, Vivre en se convaincant, que toute vie persiste. PUTAIN DE PROGRÈS !.. |
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