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CHAPITRE IV EAUX VIVES MARCHÉ DE BRIE VILLAGE BRIARD REPAS DES ANCIENS ...et bien d'autres tout aussi typiques !
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VILLAGE BRIARD
Années et siècles écoulés, Ont sauvegardé de ce village, Un certain charme du passé, Un petit air de Moyen Âge. Son nom est quelque peu chantant, Commençant par Les Ormes, champêtre, Par la Voulzie se terminant, Rivière riante de bien être. Que d'êtres sont passés , matin, Dans ses petites rues, chemins, Durant des siècles, quel destin, Sans laisser trace, sans lendemain. Maisons fantômes et seuls témoins, De ces vies qui ont défilé, Ces vies de joie et de chagrin, Toutes passées et envolées. Et son église ,et son clocher, Se dressent tels une hampe, fiers Sur cette place de marché, Repère des hommes, lieu de prière. Joli petit village de Brie, Riche d'histoire et de promesses, Au nom les Ormes sur Voulzie, Un nom sonnant, un nom de liesse. |
MARCHÉ DE BRIE Au marché de Bray me promenant, Chaque vendredi, matin de liesse, Badaud, j'observe, camelots bruyants, Les gais marchands, foule d'ivresse. Rue principale, dite grande rue, Noire d'un monde jacassant, Piétons, poussettes et chiens venus Enchevêtrés et zigzagants. Les uns achètent, marchandent, montrent Que ce marché vital pour eux, Incontournable lieu de rencontre, Est la campagne des gens heureux. D'autres enfin piétinent, las, Mannequins de cire et mine usée, Tels des rôdeurs, ici et là, Pour épier, pour colporter. Place de l'église c'est différent, Pas de foule mirobolante, Plutôt des meubles, des vêtements, Sont vendus là, et que peu tentent. Halle couverte, cœur du marché, Palpite, exhale des odeurs fines, Épices, légumes, volailles, marée, Tout ce qu'il faut pour la cuisine. Un lieu ancien privilégié, Marché de Bray depuis des lustres, Halle d'antan, des temps passés, Riche d'histoire, endroit illustre. Et voilà donc le parcours, De ce petit marché de Brie, Q'empruntent les hommes, depuis toujours, Depuis des siècles et va la vie. REPAS DES ANCIENS Chaque année au village, un repas des anciens, Rencontre de retraités, de ceux qui ont vécu, Est l'objet de ripailles, de souvenirs défunts Qui revivent un jour, et les rendent émus. J'observe avec tristesse, ces dits sexagénaires, Bâfrant et sifflotant leurs verres sans fond, de vin, Et tenant des propos nostalgiques et amères, Des propos d'hommes usés, paroles sans lendemain. Je suis près de ces âges, et cela m'interpelle, J'admire leur courage de paraître si heureux, De plaisanter, danser, chanter la ritournelle, Moi qui en ces mêmes temps, suis aussi malheureux. Certains affichent même une santé insolente, Dansent à s'étourdir des valses et tangos, Ils rougeoient et transpirent dans des passes ardentes, Quelle bizarre atmosphère, quel étrange tableau. C'est la dernière étape d'une vie bien remplie, Derniers instants de joie, enfin … de moins d'ennui, Des diversions cachées, ultimes jeux d'esprit, A-t-on un autre choix, dans cette fin de vie ? |
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