![]() ![]() ![]() ![]() |
|||
| RETOUR | ESSAIS POÈMES - CHAPITRES I....XII | ||
CHAPITRE III MAIRIE DE GRANACE DOUCE CORSE CHÊNES-LIÈGES GRANACE ...et bien d'autres tout aussi merveilleux !
![]() www.societedesecrivains.com |
M'en allant le chemin parfumé, Bordé de chênes verts, d'oliviers et de ronces, Eucalyptus énormes et de couleur bleutée, Je respire le maquis de ses senteurs multiples. Au bout de quelque temps, agréable grimpette, Je découvre une place, toute calme, sans vie.., Une bâtisse ancienne de granit gris, Aux volets barbouillés de marron clair, fermés. Une "en tête" brouillée par les années, Et des lettres marquées – M- A- I –R- I- E -, Derniers signes d'une vie, ultime empreinte humaine, Une vie de village qui s'éteint lentement… Bâtiment oublié, sans ambages, Pourtant "mairie-école", Autrefois hampe de Granace, De tant de vies, de tant d'espoir, de tant d 'histoire… Et la cour accolée de l'école est déserte, Cour qui connut des lustres De gais enfants piailleurs, Des espoirs, des joies, des malheurs. Un olivier géant veille sur cette cour, Un eucalyptus aussi, arbre si parfumé, Que tout cela est insolite, curieux, Que tout cela mène à songer.. Moi qui écris ces mots assis sur le mur du cimetière voisin, J'envie tous ces enfants qui dorment là, pour l'éternité, Regardant le maquis et la mer, Près de leur école, leur enfance à jamais.. GRANACEComment ne pas vouloir, |
DOUCE CORSE Fidèle compagne de repos, Sans un bruit, sans odeur pestilentielle, Je te respire sans fin, Je me saoule de ton souffle. Seule la nature émet des sons, Bruits merveilleux de chants, de vent, D'insectes heureux et d'oiseaux amoureux, Depuis toujours, depuis des temps. Pourquoi vivre autrement cette courte croisière, Vacarmes en tous genres et odeurs malsaines, Alors que si naturellement.. Existe ce bonheur, ces senteurs ?.. CHÊNES - LIÈGES Cette route est superbe, Zigzagante, entourée de maquis, Cahotante, orniérée, Mais si pleine d'histoire, Et jamais rectifiée. Elle mène à Sartène, Ville de légende corse, Et porte sa dureté, La fierté de ses hommes, Un accès difficile.. À la sortie mouvementée D'un des lacets troués, Apparaît, curiosité d'ici, Une chênaie de liège, Avec ses troncs rougis. Ils ressemblent à ces poules, Aux cous tout déplumés, Avec leur bois carmin, dépecé, déliégé, Et leur ramure claire, toujours vive, étoffée, N'a pas souffert des plaies, habilement incisée. Et cette activité perdure depuis des lustres, Fait vivre un peu les hommes, Corse de peu de richesse, Ce liège est une manne, Une petite manne pour un peuple si pauvre. C'est une tradition ancestrale dit-on, Sur cette île merveilleuse aux richesses sans fin, Aux trésors naturels éblouissants de vie, Aux habitants pourtant oubliés, méprisés D'avoir osé dire non!.. à la modernité sauvage. |
|
| © Copyright : gghislain-provinois 2005 RETOUR Juillet 2005 | |||