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CHAPITRE I

GOULDIAE  MIRABILIS
 CONCERT ORNITHOLOGIQUE
...et bien d'autres tout aussi étonnants !

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              GOULDIAE  MIRABILIS

  Oiseau multicolore d'une  telle vivacité,
  Qu'il est bien difficile, de ton joli plumage,
  D'admirer aisément les traits de sa beauté,
  Et le son très curieux, de ton coquin ramage.

  Le meilleur des instants pour le voir et
  surprendre,
  C'est le matin très tôt, dès que brille la
  lumière,
  Se tapir dans un coin, sans un bruit et
  attendre,
  Observer l'exotique australien, et se taire.

  Le voilà qui se cambre tel un bel hippocampe,
  Qui sautille sur place sur sa branche de frêne,
  Attirant de son corps, dressé tel une hampe,
  Une jolie femelle intriguée par la scène.
 
  Alors c'est le moment où  les têtes s'approchent,
  Animées et vibrantes, quel merveilleux
  tableau !
  Et le mâle soudain, bondit et puis la coche,
  Et le couple est formé pour une vie d'oiseau.

  Le mâle se calme ensuite et c'est le bon
  moment,

  D'admirer ses couleurs, véritable palette,
  Son plumage de soie qui scintille ardemment,
  Tel est en gros l'aspect de son habit de fête.

  Il faut pourtant entrer dans une description,
  Que mérite le gould tant sa parure est belle,
  Son ventre par exemple, d'un beau jaune
  citron,
  Surmonté d'un poitrail de couleurs si belles.


  Il peut être violet, bleu, rose, lilas  ou blanc,
  Couvert d'un manteau vert et de son capuchon,
  Tête cerclée d'un filet  bleu, très fin ruban,
  Autour d'un masque peint de couleur
  vermillon.

  Cet oiseau merveilleux est vraiment
  formidable,
  Ce joyau australien embellit nos volières,
  Il garde cependant, le rythme irrémédiable,
  De sa terre natale et c'est là le mystère.

       CONCERT ORNITHOLOGIQUE
Journée lourde de Juin,
Assis dans mon jardin,
J'écoute la ritournelle,
Des oiseaux qui s'appellent.

Les merles mènent le concert,
De sifflements d'enfer,
Gutturaux, modulés,
Pleins de tonalités.

Le verdier s'enhardit,
Et poussent de petits cris,
Tout près de l'acacia,
Et va de ça et là.

Le chardonneret grésille,
Ramage bordé de trilles,
Parvenant du pommier,
Endroit de son foyer.

Et la mésange bleue,
Claironne un son joyeux,
Pour joindre ses petits,
Déjà sortis du nid.

Et tout cela soudain,
Se calme, met un frein,
Le vent s'est fort levé,
Ciel, de gris s'est voilé.

Les oiseaux ont senti,
Venir l'orage maudit,
 La tempête, la pluie,
Tout pour détruire la vie.

Et la bourrasque passée,
La chaleur retrouvée,
Les voilà de plus belle,
Chanter leur ritournelle.
© Copyright : gghislain-provinois 2005                   RETOUR                              Juillet  2005