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CHAPITRE X REPAS CHAMPÊTRE COULEURS PALMES ACADÉMIQUES À MES MUSES … ...et bien d'autres pleins de douceur....
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REPAS CHAMPÊTRE Chaque année aux Ormes sur Voulzie, PALMES ACADÉMIQUES J'ai assisté ce jour à une cérémonie, Une juste récompense pour un de mes collègues, Un vrai professionnel, courageux et vernis D'avoir tant de discours, remerciements nourris. Il a reçu les palmes dites académiques, En grandes pompes, festins et photos à la clé, En présence de Ministre, personnes emblématiques, Quel spectacle émouvant, de cadeaux mérités. Pourtant, en la matière j'ai un peu moins de vaine, Car deux années avant j'étais moi-même cité, Moi, professeur aussi, depuis longtemps en scène, Une discrimination, injuste destinée. Point de discours de fête, de félicitations, Point de moult cadeaux, ni de célébration, Point de gestes délicats, de bonnes intentions, Point d'embrassades amies, ni de décoration. Mais dans ce microcosme, cet univers clanique, On ne fête que les "purs" issus de la "maison", Les autres sont tolérés, parfois même... sympathiques! Mais restent éloignés des rares effusions. Pensez donc être "prof" et la Maif, bouder, La mutuelle militante, le top de l'assurance, Et même pas syndiqué !, marginal du métier, De la provocation qui frise l'insolence. À vrai dire, sincèrement, cet oubli m'indiffère, M'amuse quelque peu, tableau vraiment comique, De gens qui malgré tout se jalousent, s'affairent, Dès que l'un parmi eux monte un cran hiérarchique. Pour honorer ce titre, celui de chevalier, J'ai acheté moi-même cette belle distinction, Ai mis mon beau costume et me suis décoré, Entouré des amis, tel « un Napoléon » … …en tout bien, tout honneur … pour ma famille si merveilleuse, heureuse et fière de cette distinction hautement symbolique… |
COULEURS
Bleu, c'est le ciel ,la mer, À MES MUSES … Mes trois filles ne président, aucun art libéral, Et pourtant sont pour moi, humble humain au grand cœur, Pas Jupiter, ô Dieu! plutôt sentimental, Sensible à en mourir, amoureux de faveurs. Pas de Clio, Euterpe, Calliope ou Uranie, Ni Terpsichore, Thalie, Polymnie, Melpomène, Erato, Mais fière Géraldine et douce Virginie, Mathilde - Félicienne, adorable "chameau". Toutes trois ont comblé ma pénible existence, Chacune à leur manière, chacune à leur parfum, Mais toujours délicates, remarquables présences, Qui m'ont beaucoup portées, ont tracé mon destin. Goût pour la douce lecture, que ma fille Géraldine, Littéraire confirmée, a su m'intéresser, Entrevoir, caresser, telle une médecine, En des jours malheureux, de deuil, déprimé. Goût pour la douce vie, conviviale, rurale, Faite de tant d'honnêteté, et d'amour filial, Que ma fille Virginie me donne sans égal, Sans compter, chaque jour, telle une bacchanale. Et ma dernière puce, forte personnalité, « Chiante » à désespérer, Mathilde-Félicienne, Mon adorable petite, mon ultime bébé, Va bientôt me quitter pour une « Fac » parisienne... Me restera, ma femme, la plus douce de mes muses, celle qui pendant tant d’années aura guidé ma route, encouragé mes projets, supporté mes humeurs !… ma tendre épouse, ma « Kikine » si aimante et si courageuse!… |
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