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CHAPITRE II

LA  DÉCOUVERTE  DU  PARIOU
  BÉTONNAGE    FATAL…

...et bien d'autres encore plus hilarants...

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LA  DÉCOUVERTE  DU  PARIOU

En l'an mil neuf cent soixante huit,
Période estudiantine troublée,
La Bretagne découvris, fortuite,
Pour un peu de repos d'été.

Le voyage à l'époque si long,
Véritable épopée troublante,
Dura dix à onze heures, bon ton,
Routes bondées et zigzagantes.

Proche des portes de Quimperlé,
Direction de Moëlan sur mer,
Je guettai le panneau fléché,
Indiquant «  le Pariou », mystère.

C'était le nom cité, donné
Par mon beau-père pour trouver,
La bâtisse, la longère beauté,
Tant décrite de rêve, stylée.

Datant du seizième siècle, fermette
De granite et  d'ardoises, couverte,
Et un puits fait de pierres, sur courette
Commune et aux voisins, ouverte.

Pourtant longeant la petite route,
Indiquant «  Le Pariou », lieu- dit,
Rien de cette de cette maison, un doute
Naquit soudain sur le site du logis.

Je refis le chemin moult fois
Et toujours pas d'habitation,
Correspondant à un tel toit,
Une bien triste situation !

Je hélai alors hardiment
Un brave  paysan passant,
Un jovial breton, par l'accent,
Le lieu cherché, me situant.

Arrivant fatigué, ému,
Sur l'emplacement du « dit Pariou »,
Une masure en ruine parut,
Certes d'époque, mais à genou.

Toiture effondrée par les ans,
Ravalement partout rongé,
Ouvertures pourries et dedans
Un décor noirâtre  de saleté.

       

              BÉTONNAGE    FATAL…
 Au bout de quelques jours de ce premier contact avec disons le franchement, les conditions sanitaires d’une autre époque, le moral revint peu à peu attisé par de merveilleuses promenades, d’agréables baignades avec notre fille Géraldine, petite fille découvrant cette magie des bruits et des odeurs de l’océan, et le soir, émerveillée par ces énormes vaches laitières que la brave Madame Le Scoazec trait de ses pauvres mains calleuses.


Bien que la tente que nous avions installée dans la prairie fut assez vaste, je dois avouer que le confort du camping, dans cette atmosphère souvent humide, commençait à me préoccuper sérieusement.

Un matin, moi, le gendre idéal, je proposai à mon beau-père d’envisager le bétonnage du séjour - le sol était en terre battue - afin d’avoir au moins une pièce saine pour déjeuner et pouvoir se rassembler un peu le soir.

Aussitôt mon beau-père, le roi du bricolage, trouvant l’idée intéressante, se précipita pour commander matériaux et matériels à profusion…

Et le lendemain je commençai  le terrassement de la terre battue en place, afin de réaliser un hérisson  pierreux pour asseoir le dallage de béton.

Mon entraînement sportif et surtout l’envie d’avoir terminé au plutôt me laissèrent cependant présager de mes forces,et la nuit qui suivit, fut pour moi un calvaire.
Une douleur infernale m’envahit le bras gauche et je dus sans attendre prévenir mon beau- père  qui m’invita à monter au grenier pour profiter d’un lit de camp ayant fait l’Afrique, lit accolé au sien et couvert de bouquins.

Il appela, en pleine nuit le Docteur Guénin, brave médecin de campagne toujours disponible.
Le médecin arriva sitôt sonné et la situation devint un peu comique malgré mon piteux état.

Lui aussi découvrait le Pariou, mais de nuit, guidé par une lampe torche, tout d’abord par le couloir fait de planches de bois poussiéreuses sur lesquelles pendouillaient moult toiles d’araignées…
«  - où se trouve le malade ? » demanda-t-il intrigué,
« - à l’étage docteur, dans ma chambre, coucher… »
Et il grimpa en trébuchant à l’échelle de meunier pour accéder de go au très sale grenier.

Je reverrai toujours cette tête égarée et ce visage blême du brave médecin, découvrant le ténébreux décor, et surtout, je le crois, avoir cru un instant être tombé par malheur dans quelque guet-apens.

 Il reprit vite ses esprits et m’ausculta gentiment, bien qu’étonné du site, diagnostiqua…  une névrite due à bien trop d’efforts physiques…
    
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